#25 Investir en Private Equity quand on vit à l’étranger — l’exemple de Singapour | Guillaume Billeret
- elisabethzambelis
- il y a 3 jours
- 4 min de lecture

Le Private Equity fait partie des classes d’actifs souvent citées quand on parle de diversification et de rendement à long terme.Mais quand on vit à l’étranger, investir dans ce type de fonds soulève des questions très concrètes : illiquidité, fiscalité à la sortie, mobilité internationale, accès aux fonds.
Dans cet épisode, Guillaume — gérant privé spécialisé dans l’accompagnement des expatriés — explique comment fonctionne concrètement le Private Equity quand on vit à l’étranger, pourquoi certains fonds imposent de bloquer son argent pendant 10 ans, et comment arbitrer entre rendement, illiquidité et fiscalité quand on est mobile.
Il détaille les différences entre fonds classiques et fonds evergreen, le rôle du statut d’accredited investor à Singapour, et les erreurs fréquentes des Français de l’étranger qui investissent sans anticiper le moment de la sortie.
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Ce que tu vas apprendre dans cet épisode
pourquoi le Private Equity peut être un outil intéressant, mais exigeant, quand on vit à l’étranger
ce que signifie concrètement bloquer son capital sur 8 à 10 ans
la différence entre fonds classiques et fonds evergreen
pourquoi Singapour offre un accès différent à certains fonds de Private Equity
ce qu’est le statut d’accredited investor à Singapour
pourquoi la résidence fiscale au moment de la sortie est déterminante
pour quels profils le Private Equity est adapté — et pour lesquels il ne l’est pas
Résumé de l’épisode
Private Equity : un outil à manier avec méthode
Le Private Equity n’est ni une obligation, ni une solution miracle. Guillaume le rappelle dès le début : c’est un outil patrimonial, qui peut avoir sa place dans une stratégie globale, mais uniquement si ses contraintes sont pleinement comprises.
La plus structurante d’entre elles est claire : l’illiquidité.
Bloquer son argent pendant 10 ans : une contrainte centrale
Investir en Private Equity implique généralement de ne pas pouvoir récupérer son capital avant plusieurs années. Ce point est souvent sous-estimé, notamment par des expatriés habitués à changer de pays, de contrat ou de situation tous les deux ou trois ans.
L’illiquidité peut être acceptable — voire recherchée —mais uniquement si l’investisseur est certain de ne pas avoir besoin de ces fonds sur la durée.
Fonds classiques : commitment et appels de fonds
Dans un fonds de Private Equity classique, l’investisseur signe un engagement (commitment). Le capital n’est pas investi immédiatement : il est appelé progressivement, en fonction des opportunités du fonds.
Cette mécanique permet de ne pas immobiliser tout le capital dès le départ, mais elle crée un risque important : ne pas pouvoir répondre à un appel de fonds si la trésorerie n’est pas disponible au bon moment.
Pour un expatrié, ce risque est amplifié par la mobilité internationale et l’incertitude sur les revenus futurs.
Fonds evergreen : une autre approche, fréquente à Singapour
À Singapour, certains investisseurs ont accès à des fonds evergreen de Private Equity.
Ces fonds fonctionnent différemment :
le capital est investi immédiatement
des fenêtres de sortie existent
la liquidité est partielle et encadrée
Guillaume insiste sur un point clé : la liquidité d’un fonds evergreen reste théorique. En cas de demandes de sortie importantes, seuls certains investisseurs pourront récupérer leur capital.
C’est un compromis entre visibilité et rendement, qui peut convenir à certains profils… mais pas à tous.
Singapour et le statut d’accredited investor
L’accès à ces fonds repose souvent sur le statut d’accredited investor.À Singapour, ce statut dépend :
du niveau de revenus
du patrimoine financier
et du patrimoine immobilier
Il ouvre l’accès à des fonds non disponibles au grand public, mais implique aussi moins de protection réglementaire et davantage de responsabilité pour l’investisseur.
Fiscalité : tout se joue à la sortie
Un point revient régulièrement dans l’épisode :le Private Equity ne se juge pas uniquement à la performance affichée.
La fiscalité au moment de la sortie est déterminante.
Un investisseur résident fiscal à Singapour peut, selon les cas, sortir sans imposition sur les plus-values. Mais si la résidence fiscale change avant la sortie — notamment en cas de retour en France — la fiscalité française s’applique.
C’est l’une des erreurs les plus coûteuses observées chez les expatriés.
Quelle place dans un patrimoine expatrié ?
Il n’existe pas de règle universelle. La part de Private Equity dépend :
du niveau de patrimoine
de la liquidité disponible
de l’horizon d’investissement
et de la capacité à accepter une immobilisation longue
Pour certains investisseurs, le Private Equity est pertinent. Pour d’autres, il est inadapté — quelle que soit la performance attendue.
Citation de l’épisode
« Le très gros risque du Private Equity, c’est son illiquidité. »
À propos de l’invité
Guillaume est gérant privé. Il accompagne des expatriés dans la structuration de leur patrimoine, avec une expertise particulière sur le Private Equity, la fiscalité internationale et les stratégies de long terme.
Pour contacter Guillaume : Guillaume Billeret | LinkedIn
🛑 Disclaimer Nomadiq
Les informations partagées dans cet épisode sont fournies à titre pédagogique et général. Elles ne constituent pas un conseil personnalisé en investissement, fiscalité ou gestion de patrimoine. Chaque situation étant unique, il est recommandé de consulter un professionnel qualifié avant toute décision.



